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dimanche 27 mars 2011

L’arbre et le petit djembé

Rien n’est plus organique et naturel que le djembé. Tous les matériaux nécessaires à sa fabrication (à part la corde et les anneaux de fer), proviennent d’êtres vivants. C’est ce qui confère à cet instrument une dimension fortement mystique, et pour ma part, à chaque fois que je frappe sur la peau de chèvre, je me sens connecté à quelque chose qui dépasse ma perception ou ma conscience, comme si je devenais sensible à une deuxième, voire une troisième dimension du monde. C’est encore plus vrai lorsque nous jouons en groupe, puisque la puissance de frappe du djembé et des doum-doum en devient décuplée.

samedi 12 mars 2011

Percussion sauce sénégalaise

Lorsqu’on pense au djembé africain, le premier pays qui nous vient en tête est la Guinée, berceau de la percussion africaine. La plupart des enregistrements audios proviennent de grands maîtres guinéens tel Mamady Keita ou Famoudou Konaté. Cependant, il ne faudrait pas penser que seuls les percussionnistes guinéens sont maîtres du djembé, loin de là. On en trouve de tout aussi talentueux au Mali, en Côte d’Ivoire, et au Sénégal, pour en nommer quelques pays.

mercredi 19 janvier 2011

Du tronc d’arbre au djembé: sa fabrication

J’ai déjà partagé avec vous un magnifique vidéo en trois parties traitant de la fabrication du djembé. Je viens d’en trouver un autre tout aussi bien réalisé, sans aucune intervention narrative, où les images parlent d’elles-mêmes. Très intéressant de voir la minutie et le naturel que les tambouriers entretiennent dans leur travail. Transformer un tronc d’arbre en instrument de musique est une réalisation artistique en soi, où chaque détail compte.

jeudi 18 novembre 2010

Comment développer le son claqué au djembé?

[1/365] Feel the rhythm of life

De mon humble expérience d’enseignant en percussion, une des questions qui m’est le plus souvent demandée est celle-ci: comment arriver à pouvoir obtenir la puissance et les tonalités aiguës et tranchantes de la claque au djembé? Cette question représente tout un défi pour n’importe quel novice en djembé, et il existe très certainement plusieurs marches à suivre pour pouvoir réaliser cette tâche. Voici donc mon cheminement personnel, qui est, je dois le préciser, totalement arbitraire et qui ne saurait s’appliquer à tous. Cependant, je pense qu’il est utile de partager mon expérience sur le sujet.

samedi 30 octobre 2010

«Il n’y a pas de mouvement sans le rythme»

Parler…Marcher…Chanter…Moudre le riz…Forger les cloches…Couper l’arbre qui fournira la matière première au djembé…Danser…Qu’ont toutes ces choses en commun? Qu’est-ce qui les relie?? La réponse est simple: c’est le rythme. Concept indissociable de tout ce qui vit, de tout ce qui habite notre planète. Les Africains l’ont longtemps compris et chaque jour de leur vie, ils rendent grâce au rythme.

Cette vidéo en est l’exemple parfait. Un véritable petit chef-d’oeuvre, ce court-métrage illustre à merveille l’origine des rythmes en Afrique et toute leur essence qui est très profonde.

samedi 5 juin 2010

Le Dibon, rythme des oiseaux

Le Dibon (II) est un rythme joué pour les fermiers. Le Dibon représente un couple d’oiseaux, mâle et femelle, qui sont ensemble le jour et qui, la nuit, se séparent pour dormir chacun dans leur arbre. Le matin, lorsqu’ils veulent se réunir, un des oiseaux chante et l’autre lui répond. La mélodie de leur chant a été entendue par les chasseurs de l’époque pour être transposée en rythme qui, de nos jours, accompagnent les fermiers lors de leur retour des labours.

Ce rythme contient une polyrythmie absolument magnifique aux doum-doum, car le dununba et le sangban se répondent continuellement pour rappeler le chant des oiseaux. Le rythme contient aussi 7 phrases de technique pour parfaire vos solos. Voici la partition et les vidéos.

vendredi 4 juin 2010

Les sons au djembé: les techniques à éviter

La puissance de l’Internet fait en sorte que tous les jours, des dizaines de vidéos parlant du djembé font leur apparition dans les réseaux sociaux et les sites comme Youtube. Cette ressource inestimable d’information, rendue encore plus précieuse car elle est gratuite, détient cependant un sérieux problème: celui de l’exactitude de l’information.

L’exemple suivant vous rappellera de ne jamais sous-estimer ceci: rien n’est plus exact que ce que votre maître ou professeur de djembé vous enseigne en personne. Ne prenez jamais pour acquis ce qui est disponible par Untel sur le web. J’ai dû visionner des dizaines de vidéos de pseudo-percussionnistes qui veulent bien faire en mettant en ligne leur savoir-faire pour que la communauté puisse en profiter. Geste bien honorable, mais qui détient de sérieuses lacunes lorsque la technique démontrée laisse fortement à désirer.

Voici donc un bel exemple de quoi NE PAS reproduire comme technique au djembé, pour faire les trois sons de base. Les vidéos qui suivent sont nommés en fonction de ces trois sons, mais ils détiennent tous les trois de sérieuses lacunes quant à la position des mains.

jeudi 3 juin 2010

Le pouvoir guérisseur du djembé

Depuis que je goûte aux rythmes africains à travers le djembé, et que je transmet cette passion des rythmes à une panoplie de gens, je constate à quel point cet instrument détient un pouvoir de «guérison». Détrompez-vous, je ne parle pas de miraculés, je parle ici d’effets tangibles sur le corps et sur la tête. Pour ma part, je sais que le tambour africain m’apporte un bien-être complet, que ce soit au niveau corporel ou psychique. Et ce bien-être semble partagé par une très grande majorité de gens. Je me suis amusé à recueillir certains commentaires en posant la question suivante:

Quel est votre sentiment intérieur lorsque vous jouez du djembé, comment vous sentez-vous ?

dimanche 7 mars 2010

Le Matoto, création de M. Keita pour sa grand-mère

Suite au fabuleux vidéo de Mamady Keita, j’ai décidé de repiquer le rythme Matoto afin que vous puissiez le pratiquer et mieux le comprendre. Le rythme a été créé en l’honneur de la grand-mère de Mamady et le mot Matoto représente le quartier de Conakry, capitale de la Guinée, où Mamady a grandi et où il donne annuellement son atelier de percussions.

À noter que j’ai repiqué le rythme à partir d’un support audiovisuel, il se peut que des coquilles se soient glissées à quelques endroits. Alors je fais appel à vous, percussionnistes, pour me corriger si jamais vous penser que des erreurs sont apparentes. Vous pouvez également consulter la légende des rythmes au besoin pour comprendre le symbolisme.

MISE À JOUR #2 (09-05-2010)

Ajout d’un deuxième vidéo montrant les trois doum-doum du Matoto joués simultanément, avec Mamady qui joue différentes variations du dununba.

MISE À JOUR (19-03-2010)

Deux aimables percussionnistes ayant suivi un atelier de Mamady portant sur le Matoto m'ont transmis des correctifs concernant les accompagnements de djembés ainsi que la cloche du sangban. Veuillez donc reconsulter dès maintenant la partition! Un grand merci à eux!

mercredi 3 mars 2010

Du matériel inédit de Mamady Keita!

Quoi de mieux pour relancer les mises à jour sur mon blogue que d’avoir sous la main du matériel inédit du grand maître de la percussion Mamady Keita? Et bien, je vous offre aujourd’hui une cinquantaine de minutes de rythmes, d’histoire et de pédagogie qui proviennent directement du grand maître, rien de moins! Ce matériel inédit et inestimable a été filmé par une vidéaste de France qui a assisté à l’atelier annuel donné par Mamady en juin 2008. Scindé en trois vidéos, Mamady parle de l’historique du djembé et des rythmes, présente chaque instrument, et bien entendu, il joue comme seul peut le faire, en compagnie de son épouse Monette. Voici donc pour vous ces trois vidéos de grande qualité. À voir absolument pour tous les amateurs de djembé!

samedi 21 novembre 2009

Un djembekan à deux djembés!

Je suis tombé par hasard sur une improvisation au djembé totalement renversante du jeune djembéfola Babara Bangoura. Il est membre du groupe de percussions Sewa Kan de Mamady Keita. La particularité de sa performance réside dans l’utilisation de deux djembés qui sont tendus de façon opposées. Les djembéistes utilisent souvent des djembés à des tensions différentes. Ainsi, les accompagnements vont sonner avec des notes moins aiguës afin de mettre en valeur les solos effectués par le leader, qui lui utilise un djembé dont la peau est très tendue.

En outre, il y a quelques éléments qui sont intéressants à observer dans le vidéo, soit la polyrithmie employée dans le solo ainsi que l’indépendance totale des membres (la main gauche joue indépendamment de la droite). À un certain moment, on jurerait qu’il y a deux joueurs qui performent en même temps! La vitesse d’exécution est toujours très impressionnante à regarder chez des joueurs de cette trempe, et que dire des sons qui sont clairs comme jamais. Un autre super bon vidéo d’apprentissage!

vendredi 16 octobre 2009

Le djembé dans un orchestre symphonique

Depuis plus de deux ans maintenant, je vous parle dans cet espace virtuel des grands événements qui ont jalonné mon parcours musical avec l’école Samajam depuis que je joue du djembé, ainsi que dans mes temps libres. Dans quelques jours, un autre événement grandiose se déroulera dans mon parcours de musicien, soit celui de jouer de la percussion avec un véritable orchestre symphonique.

vendredi 28 août 2009

Le djembé à la sauce japonaise

Le tambour africain est désormais rendu populaire dans le monde entier, transcendant les cultures et symbolisant une certaine fraternité entre les peuples. Il est très réjouissant de pouvoir constater qu’un instrument africain puisse voyager autant et se retrouver entre les mains de personnes qui, à prime abord, n’ont aucun lien avec la culture africaine. C’est le cas de ces quatres «serveurs» japonais qui s’adonnent à une très bonne prestation d’un arrangement de djembé. Décidément, le djembé n’a pas fini de nous surprendre!

jeudi 27 août 2009

Le djembekan d’Harouna Dembele

Voici un petit vidéo d’une improvisation rythmique en solo au djembé par le djembéiste Harouna Dembele, dont voici la biographie trouvée sur le web.

Originaire de Bobo Dioulasso au Burkina Faso, Harouna est issu d'une famille de griot. Il est initié dès son plus jeune âge aux diffèrents instruments présents dans les fêtes traditionnelles burkinabées : djembé, balafon, doundoun, bara.

Il part pour Abidjan avec son père et ses trois frères qui sont, eux aussi, tous musiciens-batteurs, et commence à jouer dans les nombreuses fêtes populaires que compte la capitale ivoirienne: mariages, baptêmes, funérailles ... et autres cérémonies où ces instruments sont omniprésents.

Lire la suite de sa biographie sur son site Myspace.

Je vous invite dans ce vidéo à regarder attentivement les différentes frappes de ce grand maître du djembé. Outre les trois sons de base (basse, ton et claque), il y a toute une série de blocages (où la main va écraser la peau, créant un son plus sec). Voilà un très bon exemple de technique à développer dans vos solos!

mercredi 12 août 2009

Comment le djembé est-il fabriqué ?

Le djembé est un instrument qui est très simple du point de vue des éléments qui le composent: un simple tronc d’arbre sculpté avec le plus grand soin, avec une peau de chèvre et des cordes. Mais, la fabrication du djembé ne s’arrête pas là. Derrière se cache tout une symbolique, voire même un rituel. Chaque matériau est soigneusement choisi, travaillé, assemblé. L’art de fabriquer un djembé permet aussi de garantir un travail à des artisans, chose qui est non négligeable en Afrique.

Un vidéaste israélien a pris la peine de filmer la conception et la fabrication du tambour africain. Un formidable récit qui permet de plonger  dans l’univers des tambouriers africains. De la coupe de l’arbre jusqu’à la finition de l’instrument, tout y figure. À travers les étapes de conception du tambour, il y a la découverte d’un pays, la Gambie, des moeurs et du mode de vie des gens de ce pays. Voici donc un documentaire amateur très intéressant que je vous invite à découvrir.

Ci-dessous, il y a la première partie du documentaire. Cliquez sur le lien ci-dessus pour voir le reste.

À noter que ce vidéo contient des images qui pourraient très fortement choquer certains spectateurs (l’abattage de la chèvre), donc soyez avertis.

jeudi 30 juillet 2009

La naissance d’Issaïa

Quand je prends le temps de m’arrêter pour passer en revue les trois derniers mois, j’ai peine à croire tout ce qui s’est passé en si peu de temps. À travers les aléas de ma petite vie personnelle, un projet grandiose s’est matérialisé grâce aux efforts d’un groupe soudé, uni et inspiré par le djembé. L’école Samajam a été le théâtre d’une naissance artistique qui a pour nom Issaïa. Voici donc la genèse de cette si belle aventure.

Tout a commencé lorsque mon collègue de travail et grand ami artiste Michaël vient se pointer le bout du nez à la fin d’un cours que je donnais à la session d’hiver 2009, le vendredi soir. Inspiré par le son des djembés, je l’invite à se poster derrière le micro et se laisser bercer par la musique. Aussitôt dit, aussitôt fait, cet inimitable créateur se laissa porter par l’énergie et c’est ainsi que naquit les toutes premières notes d’une pièce musicale qui prendra pour nom le titre de cet article. Sans aucun effort apparent, mon ami accoucha d’une mélodie qu’il estima hautement accrocheuse. Tellement qu’il saisit aussitôt mon téléphone cellulaire pour se chanter à nouveau les notes dans sa boîte vocale, c’est tout vous dire.

Je me souviendrai toujours de ce moment-là comme le début d’une très belle collaboration entre deux âmes qui, à prime abord, n’avait rien en commun, à part le fait qu’ils travaillent tout deux dans la même boîte.  Une force nouvelle a émergé suite au germe musical qui avait été planté cette soirée-là. La semaine suivante, j’obtenais le feu vert pour prendre en charge le groupe des Débutant 1 de la plus grosse école de percussions du Canada. Et j’acceptai tout de suite le mandat, rêvassant du moment magique du spectacle de fin de session, suite à la proposition un peu loufoque de mon ami. Comme quoi, tout s’enlignait pour que le projet Issaïa puisse prendre forme.

À la mi-avril, je me retrouve devant quelques quatre-vingt étudiants qui n’ont aucune idée de ce qu’est le djembé, mais qui ont un désir d’apprendre et de découvrir cet instrument extraordinaire. Ce leitmotiv a été le carburant dont je me nourrissais chaque semaine pour porter à bien ce projet qui m’était cher. Dès lors, en prenant le pouls du groupe et en m’asseyant avec mon comparse pour établir les bases du projet, le concept s’est imposé de lui-même. Il fallait oser transformer l’image masculinisante du djembé, oser exposer sur scène une autre facette de l’instrument, son côté féminin, plus doux, plus équilibré dans les textures et les sons. Trop souvent les numéros des étudiants incarnent la puissance brute de la percussion africaine, alors il était temps d’explorer d’autres avenues.

Les premiers cours ont débuté et le projet du spectacle a hiberné le temps d’amener la meute des percussionnistes à un niveau satisfaisant pour leur exposer l’idée. Pendant ce temps, Michaël a concocté une trame musicale avec ses bidules électroniques. Je me souviendrai également longtemps de la première écoute chez lui, dans son mini studio, puisque sans même en avoir parlé ensemble, il avait choisi le genre musical idéal pour concrétiser l’intention de la puissance féminine du numéro: le reggae.

À la neuvième semaine de la session, il est venu le temps d’exposer notre idée un peu folle au groupe d’étudiants. J’étais nerveux car je craignais que l’idée soit mal accueillie. Mais, aussitôt les grandes lignes expliquées, le stress s’est transformé en grande excitation, car les étudiants ont très bien réagi et leur enthousiasme a tout de suite été un puissant levier créatif pour la suite des choses. Dès lors, il fallait tout peaufiner, et petit à petit, les rythmes ont été maîtrisés, les pas bien exécutés, et une assurance et une prestance ont rejailli dans le groupe.

Malgré tout, quelque chose manquait. Il fallait pallier à la présence vocale masculine de Michaël. C’est pourquoi un bon soir, j’appelais mon amie chanteuse Annie pour lui proposer de venir chanter avec quelques quatre-vingt percussionnistes. Ce fut un argument très persuasif qui la força à annuler son week-end de camping prévu la journée du spectacle. Ce fut un autre très beau moment que de la présenter à Michaël, car aussitôt une belle chimie se créa entre nous tous. Sur la musique déjà vivante, il fallait y ajouter quelques paroles évocatrice du symbole féminin qu’est Issaïa, et Michaël a eu une superbe idée en composant le texte en quatre langues différentes. Le surlendemain, les étudiants furent emballés et nous avons décidé de garder une portion chantée, pour que la puissance de la voix et du djembé s’unifie. Je ne peux vous décrire la décharge électrique ressentie dans ma colonne vertébrale quand j’ai entendu les voix la première fois.

Une semaine avant le jour «J», j’ai invité ma grande amie percussionniste Myriam à venir participer au numéro, ne serait-ce que pour la voir et l’entendre avec ses magnifiques solos de djembé. Elle devait participer à notre numéro, incarnant à elle seule l’énergie insufflée depuis le dernier mois au sein du groupe. Les dernières répétitions se sont déroulées sans anicroches, et tous avaient hâte de montrer à quel point ils avaient compris la richesse du tambour africain.

Le dimanche 5 juillet arrive enfin et la journée est magnifique. Une des seules journée de juillet qui le sera d’ailleurs. J’arrive très tôt sur les lieux, et la répétition avec les étudiants se déroule à merveille, le temps de tout bien vérifier au point de vue technique, de placer les gens sur scène, et de rejouer une dernière fois le numéro. Tout baigne dans l’huile, si bien que le reste de la journée s’offre à nous pour décompresser et attendre enfin la soirée et la venue des spectateurs. Le soleil descend dans le ciel peu à peu, et sans trop m’en rendre compte, l’heure du spectacle arrive enfin. Le temps de donner mes dernières indications à mes élèves, nous sommes fins prêts, installés derrière la scène. Posté contre la porte menant en coulisse, j’entends les premiers applaudissements, le rideau s’ouvre et je me dis: «Ça y est, dans quelques minutes, Issaïa sera réalité.»

Lorsque je marche sur la rampe qui me mène sur scène, un sentiment de paix et de sérénité m’habite. Peu importe ce qui arrivera dans les prochaines secondes, j’étais absolument convaincu que tout le monde serait pour livrer le meilleur d’eux-mêmes. Dès que tous furent bien installé sur scène, j’ai fait signe à Michaël, et dès que les premières notes de son hautbois électronique jaillirent des hauts-parleurs, une profonde émotion m’enveloppa, et je pense bien qu’elle se propagea dans toute la salle. Je vous laisse voir par vous-même le résultat en vidéo.

Même si quelques pépins techniques d’ordre sonores sont venus perturber le numéro, le résultat fut grandiose. Jamais je n’ai senti une telle unicité dans le groupe, une telle volonté de porter Issaïa, emblême de féminité, dans le coeur des gens. Pour moi, ce fut un moment fantastique et inoubliable de pouvoir partager ma passion de cet instrument avec autant de gens. Une apothéose qui a dépassé toutes mes attentes. Je suis sorti de scène avec le sentiment d’avoir accompli une très belle et grande chose, et je me suis dit que c’est pour cette raison précise que j’enseigne le tambour africain aujourd’hui.

Merci à tous ceux et celles qui, de près ou de loin, ont réussi à faire en sorte qu’Issaïa puisse voir le jour!

Crédit photo: Rémi Giguère

jeudi 21 mai 2009

Le sökö, rythme de la circoncision

Le rythme Sökö est un magnifique rythme ternaire qui provient de la région de Faranah en Guinée. Le rythme accompagne la danse des bilakoro, ceux qui ne sont pas encore circoncis. Le sökö est souvent joué plusieurs mois avant la cérémonie de circoncision. Lorsque les vieux sages du village ont décidé de la date de la cérémonie, l’événement doit être annoncé dans le voisinage. C’est pourquoi les jeunes garçons vont de village en village pour annoncer la nouvelle. Lorsqu’ils arrivent dans un nouveau village, le rythme sökö est joué. Et lorsque les jeunes retournent à la maison, le rythme soli rapide est joué.

Voici la partition du rythme avec l’échauffement. C’est à mon avis le rythme ternaire qui possède les plus beaux accompagnements de doum-doum.

Vidéos

Veuillez ne pas prendre en considération la technique utilisée dans les vidéos. Elle est très déficiente. Ce sont les seuls vidéos que j’ai pu trouver.

Partition

Soko en plein écran

dimanche 17 mai 2009

La série Djembé Kan

Un joueur de djembé qui improvise est toujours quelque chose de spectaculaire à voir et entendre. En se fermant les yeux, on jurerait percevoir une dizaine d’instruments mais non, une seule paire de mains frappent sur le tambour qui n’en finit plus de résonner. En langue Malinké, l’œuvre éphémère du joueur qui improvise se nomme Djembe Kan. C’est une œuvre qui n’est jouée qu’une seule fois, ne pouvant être répétée. Les “notes fantômes” est l’élément clé qui donne la richesse à la musique car elles donnent l’illusion que le percussionniste est accompagné par d’autres. Elles permettent de donner une musicalité, un groove qui n’a pas son pareil.

J’entame aujourd’hui une nouvelle série sur mon blogue qui mettra en vedette des vidéos de grands djembéfolas qui créent des Djembé Kan spectaculaires. Je vous conseille donc de visionner ces vidéos pour vous en inspirer lors de vos solos. Voici donc le premier Djembé Kan qui n’a malheureusement pas été identifié. Je ne comprends tout simplement pas d’ailleurs la réaction des passants qui semblent totalement ignorer la magie qui se crée sous leur nez.

Quand le djembé rencontre le flamenco

Qui aurait dit que le djembé et le flamenco ne ferait pas bon ménage? Après avoir visionné le vidéo qui suit, vous aurez la preuve irréfutable que le djembé peut très bien respirer la sensualité du flamenco…Un mariage moderne très intéressant!

jeudi 14 mai 2009

La déchirure

Je viens de tomber sur un vidéo de publicité de Coca-Cola absolument fantastique mettant en scène le djembé. La pub illustre de façon magnifique à quel point le djembé est rassembleur. Et aussi, lorsque l’irréparable se produit pour un djembéfola, il ne faut pas se laisser abattre. Je vous laisse voir le vidéo pour que vous puissiez comprendre…

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